Issou notre histoire

NOTRE HISTOIRE

Ce document a pour objet de vous faire découvrir L’HISTOIRE D’ISSOU. Petite commune des YVELINES, Située en vallée de Seine, à environ 50 km en aval de PARIS. Son territoire, d’une superficie d’environ 480 hectares, est bordé, au sud par la Seine, au Nord par les plateaux du vexin français ; sa partie urbanisée est traversée par la Route Départementale n°190 (ancien chemin de grande communication ). Cette voie est géographiquement implantée parallèlement à la Seine et à l’autoroute de Normandie.


Comme dans toutes les villes et villages de France, en se promenant dans ses rues, vous pourrez constater qu’ Issou a une mairie, des écoles, un collège, des équipements sportifs, sociaux et culturels, mais aussi un joli parc arboré ; poumon vert de la commune (bas, moyen  et  haut  parc ).

Nous allons vous raconter quelques brèves histoires concernant le passé de ce village, à diverses époques, endroit par endroit( parcs, château,  colombier, église et son ancien presbytère, ainsi que son ancienne chapelle, détruite à ce jour ).

Tout d’abord, quelques mots sur l’origine du nom de la commune d’ISSOU anciennement UXELLO (qui voulait dire « élevé » en gaulois). Par la suite, ce nom semble s’être modifié. La vigne occupant la plus grande partie du territoire, Issou prit le nom de terre des vignes. Vers 1356 «  FIEF COMMUG DES VIGNAIGES ou vignages ou d’HENGUEVILLE A LA COSTE » (on ne trouve aucune explication sur l’origine de cette seconde partie du nom).

Vers l’an 279 sous le règne de Valérien Ier, vraisemblablement au temps du grand général PROBUS, Issou fut planté de vignes. (Ces plantations étaient organisées afin d’occuper les armées, toute la Gaule était en paix à cette période).

Dans sa statistique de l’arrondissement de Mantes, M. Cassan, suppose qu’ Issou est la VILLA SOCIAUM INPAGO VILCASSINO dont on parle dans le testament du seigneur d’Arthies en 690.

LES PARCS


Ils sont constitués de trois parties distinctes. Très longtemps, ces trois parties de parc sont restées séparées sans qu’aucun accès direct ne les relie entre elles:

La première partie dite  bas parc est plantée d’arbres de diverses essences chênes, charmes, cèdres etc.

La seconde partie dite moyen parc est arborée. On y découvre le château et ses dépendances.

La troisième partie dite haut parc est très boisée.

(Le moyen parc et le bas parc sont propriété de la commune depuis la décision prise lors du conseil municipal du 13 juillet 1984, délibération  du 09 aout  1984.)

Le bas parc (d’une superficie de 7 ha) est bordé au sud par la route départementale 190 (qui a été longtemps nommée chemin de grande communication dit grande route de Paris à Evreux. Cette voie devait être en mauvais état jusqu’en 1744, sous le règne de Louis XV, date à laquelle la partie dite « chemin neuf en cailloux, de l’ancienne chapelle d’Issou à Limay » fut empierrée. Ces travaux furent réalisés par M Varin entrepreneur à Paris  ( réf. histoire du mantois p.291)

Vers 1760, sous le règne de Louis XV, M Charles Godefroy de la Tour d’Auvergne, Duc de Bouillon, a voulu ajouter cette partie de parc arborée à sa propriété, où se trouvait un potager. Il voulu relier par un chemin le moyen parc au bas parc. La principale rue du village faisant obstacle à ce projet, le Duc de Bouillon fit construire une simple arche. C’est en 1885, sous la 3 ème République que l’arche, trop basse, fut remplacée par le pont existant (travaux réalisés par M. le Vicomte Jean en même temps que le remodelage de cette partie de parc ; au cours duquel beaucoup d’arbres furent abattus). Depuis cette époque la propriété, très arborée, est restée dans la configuration que l’on connaît actuellement.

Le moyen parc (superficie de 4 ha ). C’est dans cette partie que sont  implantés le château et ses dépendances.

On accède au château par la place de l’église. Passé la grille en demi-lune, on découvre la cour avec ses dépendances.

A gauche, le logement du gardien, l’ écurie ( de 3 places). Des pièces, à l’étage, qui servirent à l’entretien.

A droite, fermées par une grille, les remises des charrettes (devenues plus tard le garage des voitures des propriétaires). Au fond, le pigeonnier et l’entrée d’une cave.

En face, (en creux) un jardin à la Française entouré de grilles en fer forgé. Dont l’accès se fait par un escalier en pierre. Ensuite, on découvre le château ; sa terrasse et sa pièce d’eau, protégée par un garde corps en fer forgé.

C’est le Duc de Bouillon qui fit réaliser certains des aménagements dans cette partie de parc ; plantations, création d’ allées et de bassins, qui étaient alimentés par les diverses sources captées en amont du parc.

Le haut parc (superficie de 37 ha) fut principalement destiné à la promenade des châtelains – à l’exploitation du bois- et à la chasse.

C’est après 1828, sous le Directoire, que M.Brochant de Villier fit construire la voûte ; ce qui a permis de faire communiquer le haut avec le moyen parc. C’est certainement vers 1842, sous le règne de Louis Philippe, que le propriétaire du château, M. le Marquis de Boisgelin, fit clore cette partie de parc, afin d’éviter les différents qu’il avait avec les habitants du village, suite aux nombreux et importants dégâts qu’occasionnait le gibier sur les cultures de ces derniers.

Son prédécesseur, M Brochant, peu après 1831, avait déjà eu à soutenir un procès. Il fut condamné à verser des dommages et intérêts aux plaignants.

C’ est dans cette partie du parc, que, Mr et Mme Chaperon (derniers propriétaires ayant résidés au château) avaient l’habitude d’enterrer  leurs animaux de compagnie.

Actuellement, cette partie de parc appartient toujours à des membres de la famille de Mr et Mme Chaperon. Des coupes d’ arbres sont régulièrement réalisées dans ce bois, qui  est toujours loué pour la chasse ainsi que pour la culture ; deux grandes parcelles sont exploitées par un cultivateur de Guitrancourt .

Le château


C’est en 1356, sous le règne de Jean Le Bon, qu’apparaissent les premières traces d’un propriétaire résidant au château d’Issou. Depuis, on  en dénombre un peu plus de trente autres qui, chacun à leurs époques, ont apporté des aménagements à la propriété. (Il est à signaler que depuis cette date, 1356, une soixantaine de personnes ont gouverné la France. Que depuis 1771, une vingtaine de personnes ont été désigné ou élue maire de la commune ; dont seulement une était une femme)

Au cours des ans, les différents propriétaires firent évoluer la construction. Dans sa configuration actuelle, le château est composé de deux tours rectangulaires, qui sont surmontées d’un toit à 4 pentes (comportant chacune une lucarne chien assis en façade). Ces tours encadrent une grande façade, agrémentée de moulures et de représentations de visage des dieux du vin. La façade est coiffée d’un toit à 2 pentes, surmontée par quatre hautes cheminées. Quand on regarde la façade dans son intégralité, on découvre sur les 2 étages, 17 hautes fenêtres vitrées, dont la partie supérieure est arrondie. Le perron d’entrée, avec sa haute porte à deux battants vitrés, est précédé de quelques marches, qui ouvrent sur une vaste terrasse, entourée d’un bassin, où s’ébattent les poissons. De chaque côté du bâtiment central, en retour, deux petites façades de deux étages sont percées de 10 fenêtres hautes. La toiture à 2 pentes comporte quatre lucarnes chien assis, elles sont surmontées de 3 hautes cheminées.

En 1903, sous la présidence d’Emile Loubet, Mr Chaperon entreprend de le moderniser et de le réparer. On procède au ravalement des façades, les fenêtres sont remplacées, les toitures sont réparées, les sanitaires et l’électricité sont installés, les chambres, salons etc… sont rénovés.

A l’époque, quand on pénétrait dans le château, après avoir monté les quelques marches du perron, on découvrait l’entrée, qui était dallée de marbre blanc et noir. Les murs étaient tendus de tapisserie, un bahut portait un grand vase de céramique. Sur un côté, un meuble de style Renaissance contenait les nombreuses clefs de la propriété.

En poursuivant la visite, sur la gauche, on entrait dans la salle de billard. Les pieds de ce dernier étaient ornés de pattes de griffons dorés. Des consoles, type Régence, en bois doré avec le dessus en marbre rouge, étaient fixées au mur. Au plafond,il y avait un lustre monumental. Face à la porte, au fond de la pièce, une grande cheminée en bois doré. Sur les Côtés, de grands fauteuils en tapisserie, une bibliothèque remplie de livres. Sur les murs, des tableaux dont un portrait d’enfant signé de Mme Elisabeth Vigiée Lebrun (15.04.1755/30.03.1842 peintre de la reine Marie Antoinette ).

Passée la porte, on pénétrait dans le salon-salle à manger, vaste pièce de réception pourvue d’une cheminée, de consoles, de grands bustes de marbre, d’une prestigieuse commode style Louis XV (en bois de rose marqueté, garnitures en bronze doré, le dessus en marbre rouge et rose), une grande table entourée de ses chaises à haut dossier occupait le centre de la salle à manger.

A droite de l’entrée, Mr Chaperon disposait d’un salon dont les murs lambrissés étaient garnis de quelques tableaux. Au centre de la pièce, une table-bureau Louis XIII, des vitrines contenant des objets précieux (en ivoire de Chine). Près de la fenêtre, un second bureau sur lequel étaient rangés les dossiers, une porte épaisse donnant sur un boudoir tendu de soie jaune paille avec des motifs japonais, des fauteuils, une petite table, une cheminée de marbre blanc.

Face à l’entrée, un couloir, des réserves, la cuisine et l’office, ainsi qu’un grand escalier permettant l’accès à l’étage.

A l’étage côté Est, la chambre de Mme Chaperon était tendue de soie bleu lavande et blanche, le mobilier venait de la Malmaison. Une coiffeuse, un fauteuil, une commode et un lit ayant appartenu à Joséphine de Beauharnais. Un long couloir séparait les chambres, côté Sud. La chambre de Mr Chaperon était tendue de papier vert avec des collages d’oiseaux et de fleurs. Des bambous formaient l’encadrement des portes et fenêtres, le lit et, un grand fauteuil de style gothique, exécutés en Chine sous Napoléon III, lui donnaient un aspect solennel. Une table de travail, un coffre fort, au sol une épaisse moquette rouge. Les murs étaient occupés par des rayonnages garnis de livres ainsi que par quelques tableaux.

Au nord, réparties entre les lingeries et les salles d’eau, plusieurs chambres différemment meublées, étaient réservées aux éventuels invités. A l’étage supérieur, dans les combles, se trouvait un atelier qui comprenait un laboratoire de photographie, un laboratoire de chimie et des chevalets pour la peinture.

Le colombier : édifice circulaire agrémenté d’un  cadran solaire


Au rez de chaussée, une pièce qui, à l’origine, était l’office d’une salle à manger, vaste pièce qui était aménagée dans un bâtiment qui reliait le colombier au château. Après la démolition de ce bâtiment, cette partie fut aménagée en chambre d’extraction de miel ; très longtemps des ruches furent installées dans cet espace.

Au 1er étage, le fruitier, avec ses étagères en bois sur lesquelles étaient posés des petits récipients en verre (plat de 15 cm de hauteur et 6 cm de large remplis au trois quart d’eau) ceux-ci  permettaient aux grappes de raisin, qui étaient suspendues par leurs tiges, de mûrir doucement. Cette méthode de conservation permettait une consommation tardive du raisin.

Au 2 ème étage, un pigeonnier. Fidèle à la tradition, les divers châtelains élevaient des pigeons pour leur consommation  personnelle.

Au 3 éme étage, un réservoir d’eau en tôle, qui permettait d’avoir de l’eau en cas de tarissement des sources qui alimentaient le château et le village.

Le cadran solaire, dont la devise « horas non numero nisi serenas » (je ne compte que les heures sereines) a longtemps été attribuée à Mme de Pompadour laquelle a séjourné au château (Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour, favorite de Louis XV. Elle exerça sur le roi et sur le gouvernement une influence néfast et contribua à engager la France dans la guerre de 7 ans, en faisant signer à Versailles les 2 traités de 1756 et 1759 qui alliaient le pays à la politique de l’Autriche. Elle accorda sa protection aux artistes, peintres et littérateurs de son temps 1721 /1764). En fait, on retrouve cette devise dans la tradition des cadrans solaires du Perche ainsi que sur ceux de Venise. En fin de compte, cette devise est attribuée au marteau du cadran solaire qui ne fait apparaître les heures que lorsqu’ il y a du soleil .

LE VILLAGE:


A l ’origine, les premières maisons du village étaient construites avec du bois et des matériaux terreux. Elles étaient regroupées autour de 4 sources de faible débit (ref  M Simon, 1899), qui alimentaient, les habitants, les lavoirs et abreuvoirs.

C’est en 1620, sous le règne de Louis XIII, que l’on trouve la 1ere liste des rues avec le nombre de feux (maisons) : rue de la Mare, 27 feux ; rue de la Pissote, 32 feux ; rue de l’Église, 11 feux ; rue du Coq cri au mont (rue du caucriaumont), 19 feux ; le carrefour et la rue du Carrefour, 21 feux ; ainsi que quelques feux (2 ou 3 ), ruelles du balastre et de boitteauville(disparues ce jour).

A cette époque, les Issoussois étaient habillés très simplement. Les femmes portaient une grande blouse ou un tablier souvent noir, un chemisier simple, un foulard sur la tête. Pour les hommes, une veste et un pantalon en grosse toile. Aux pieds, très longtemps ce sont des sabots qui ont été portés.

Les jours de fêtes religieuses ou familiales, chacun se parait de ses plus beaux habits, chemises et chemisiers blancs. Des foulards, des fichus , des chapeaux, plus tard des casquettes pour les hommes.

Le jour où l’on tuait le cochon, voisins et amis se rassemblaient pour manger les cochonnailles, boire le vin et le cidre de la production familiale. En ce jour de fête, pendant la veillée, on chantait en chœur, on écoutait les histoires racontées par les anciens. Ces regroupements permettaient de faire circuler des informations qui parfois n’arrivaient que plusieurs mois après que l’évènement se soit passé.

L’église et la religion rythmaient la vie courante de tous ces gens. L’angélus- sonnant le matin à 7 heures, à midi et à 19 heures – a longtemps été le seul repère pour rythmer les journées, définir les périodes de travail aux champs ou au potager. Au potager, ils cultivaient leurs légumes, leurs vignes.  Ils élevaient aussi leurs cochons, chèvres, volailles pour leur consommation personnelle. Pour le travail des champs, ce sont les bœufs qui tiraient les charrues. Plus tard, les chevaux ont pris le relais.

Sous le règne de Louis XVIII, suite à une circulaire du 31 mars 1817, les Préfets ont demandé à tous les maires de France de faire « un état nominatif de leurs habitants ». Le 31 mars 1817, à Issou, 445 personnes ont été recensées. On dénombrait 125 familles, dont 21 avaient plus de 3 enfants. La population active se composait de 97 cultivateurs, domestiques, de 2 tisserands, 1 jardinier, 1 charron, 1 garde champêtre, instituteur, cabaretier, cordonnier, juge de paix, tonnelier, maçon, 1 manœuvrier, 1 tailleur fripier, 1 bourgeois, 2 indigents, 1pensionnaire de l’Etat et 1 curé desservant, 1 rentier. Il est à noter qu’à cette époque, pour se déplacer d’un département à l’autre, l’on devait être en possession d’un document appelé « passeport d’indigent », sur lequel apparaissait le signalement; yeux, bouche, taille,  la destination etc…

En 1836, sous le règne de Louis Philippe,  (le 7 février ) le conseil municipal loue un petit bâtiment. Il accepte le projet d’achat de    meubles pour la création d’une classe. A cette époque, l’enseignement n’était pas gratuit. Les élèves payaient pour venir à l’école, (1 F25 par mois pour apprendre à lire, écrire et calculer. 0 F 90 pour apprendre à lire et écrire. 0 F60 pour apprendre à lire). Les sommes d’argent étaient insuffisantes pour payer l’instituteur aussi, celui-ci remplissait d’autres fonctions : sonner l’Angélus, faire aller l’horloge 12F,  être sacristain et chanter à l’église pour 18F, le droit de disposer de l’herbe du cimetière qu’on évalue à 20 F par an, assurer le secrétariat de la mairie 30 F. Et enfin, des gratifications diverses comme chantre dans les services funéraires, qui lui  procuraient de quoi améliorer sa position financière.

Dans les mois de juin,  juillet, août 1836, 29 personnes ont attrapé le choléra et 20 en sont mortes ; de tout temps, les maladies et les guerres ont fait de nombreuses victimes parmi la population.

En 1930, c’est Paul Doumer qui gère les affaires de la France. Issou, avec ses rues empierrées, comptait 482 habitants. On y trouvait 3 bornes fontaines, 6 lavoirs, 11 fermes. Le cheptel comptait environ 40 vaches et 20 chevaux. Sur ses coteaux, on cultivait la vigne qui donnait un petit vin suret, dit le « BACO » : du seigle, de l’orge, des asperges, des pommes de terre, des carottes etc. Le soir, après l’arrachage de ces dernières, on effectuait l’équeutage à genoux, au milieu de la rue du Pont, envahie par les hannetons et les chauves souris. Il en était de même pour le battage de la moisson.

D’ après les dires, les châtelains semblaient régner en maître sur le village. Tous les jours, le jardinier apportait des paniers de légumes frais à la cuisinière. Celle-ci récompensait ses enfants en leur donnant des carrés de chocolat. A la rentrée scolaire, toutes les familles nombreuses recevaient pour chacun de leurs enfants : 1 blouse, des galoches, des chaussettes noires. Les essais et distributions étaient organisés au café « PINARD » ; lieu privilégié de rassemblement dans lequel il fût installé (le 15  novembre 1908) l’unique cabine téléphonique publique. (quelques mois plus tôt le 11 aout 1907, le conseil municipal avait voté l’installation de l’éclairage électrique).


Après  Pâques, les enfants de cœur passaient de maison en maison en chantant des cantiques( n’oubliez pas les enfants de chœur qui  chantent pour vous les louanges du seigneur  …etc). Ils distribuaient de « l’eau bénite ». En récompense, ils recevaient des pièces  de monnaie, des bonbons et des œufs. Très souvent, par jeu, l’eau bénite était remplacée par de l’eau d’un lavoir du village.

Un autre des jeux favori s des enfants était d’aller chaparder des fruits dans le potager du château et des poissons rouges dans le grand bassin. Ils attendaient 13hoo, que la servante « Georgette » sonne la cloche qui annonçait à Mr et Mme Chapron que le repas était servi. Pendant le repas, ils avaient le champ libre pour exécuter leurs petits larcins.

A cette époque à Issou, le château et le village étaient alimentés par des sources. Leurs débits devaient être partagés équitablement. Il semblerait d’après la rumeur, que le château en prenait plus que le village. Afin de rétablir le déficit en eau, pendant que les châtelains étaient à le messe, le gardien déplaçait les vannes en faveur des lavoirs du village.


Comme dans tous les villages,  le « TAMBOUR » était une  attraction pour les enfants ; après un roulement de tambour et un bruyant « avis à la population », le garde champêtre annonçait les nouvelles officielles.

ISSOU PENDANT LA GUERRE

De 1939 à 1945, sous l’occupation de l’armée allemande, (gouvernement de Vichy) la population Issoussoise a malheureusement subit les désagréments de la guerre. Une grande partie du château fut réquisitionnée, ce qui laissa peu de place à l’espace de vie des châtelains.

À cette période difficile pour tous, certains occupants allemands  avaient certainement du vague à l’âme. En effet, un soldat a écrit au crayon à papier, dans sa langue maternelle, sur le montant d’un encadrement de fenêtre du château : « si assis ici tu penses ( fête), alors attends tranquillement une amnistie. Si le temps te semble trop long, pense que tout sera fini un jour sur terre. Finalement vient à l’heure ponctuelle, le jour de la liberté …».

Pendant cette période, les allemands utilisaient la partie boisée du haut parc pour mettre au point des petits chars expérimentaux  téléguidés, les «GOLIATH, qui servirent entre autre à faire sauter des ponts (un de ces chars a notamment  fait sauter un pont à titre expérimental dans la région de Houdan). Le lieu faisait l’objet d’une haute surveillance. Dans le village, certaines granges furent réquisitionnées. Elles servirent de garages pour la réparation des véhicules de guerre.

Très brièvement, voici quelques éléments sur les combats qui se sont déroulés entre Limay, Issou et Gargenville, du 19 au 30 août 1944. (D’après les recherches de Mr Renoult ).

Samedi 19 et dimanche 20 : reflux allemand sur la R N 190, passages sur les bacs à Mantes et par la passerelle de Gargenville (environ 500 véhicules et 2500 hommes).

Lundi 21 : les américains sont sur la rive droite de la seine, à Guernes et à Limay. Ils font une reconnaissance sur Issou en fin d’après-midi. Les 2 véhicules légers, avec 8 hommes, quittent la voie principale et appuient sur la gauche à la recherche de la mairie. Ils s’adressent à une femme chargée de pot à lait qui, à leur approche, fuit en criant » les américains les américains ! ». Le secteur étant calme, les véhicules se replient par la droite sur la ferme des Thourout puis sur Mantes, afin de se présenter au rapport.

Mardi 22 : les troupes allemandes (parachutistes de la 6 ème division ainsi que ceux de la 33 ème compagnie du régiment d’instruction de parachutistes n°21) sont à nouveau dans le secteur. Ils arrivent de Paris et de Meulan. Les premiers accrochages ont lieu entre Limay et Issou (2 morts et 4 blessés  allemands, 2 morts américains)

Mercredi 23 : l‘armée américaine, (la 79 th Reconnaissance Trop), met en place un P C à la maison du gardien du bas parc d’Issou (carrefour R D190, rue parc). A la demande des américains, des résistants du secteur sont envoyés vers Gargenville afin de repérer un canon en position dans le parc d’Hanneucourt.

Jeudi 24 : arrivée de nouvelles troupes allemandes (des éléments de la 18 ème LFD ainsi que du 3 ème régiment d’ infanterie de l’armée de l’air). Elles viennent renforcer la 33 ème compagnie du 21ème régiment, toujours en place sur la commune. Une contre attaque de chars allemands, Tigres II, est menée dans la vallée aux cailloux. 1 tank destroyer américain est détruit en bordure des bois de blanc soleil. On dénombre beaucoup de morts allemands et américains. Avant de quitter Issou  pour  la ferme du clos Brayon, et par la suite, pour le nord de la France, les  derniers groupes  d’allemands qui se replient en toute hâte, rentrent dans les fermes afin «  d’emprunter »  des chevaux.

Vendredi 25 : le centre ville d’ Issou, ainsi que celui de Gargenville, sont dans un « no man’s land ». Les américains viennent le jour en patrouille, les allemands retranchés à Hanneucourt, viennent la nuit.

Samedi 26 : les américains, postés derrière les murs du haut parc d’Issou, ont échangé des tirs avec les allemands qui sont retranchés dans la ferme du Clos de Brayon (aujourd’hui détruite). A chaque contre offensive allemande, les tirs américains font refluer les allemands dans la carrière. Au cours de ces accrochages, beaucoup d’hommes ont perdu la vie.

Dimanche 27 : à 13 heures une contre offensive américaine, réalisée avec des civils français armés, monte sur les hauteurs d’ Issou et de Gargenville pour nettoyer le terrain ( le mot d’ordre : pas de prisonniers). Une forte résistance est rencontrée à l’approche de la ferme du Clos de Brayon, on dénombre 10 morts américains.

Ce dimanche 27 août 1944, vers 18 heures, les américains prennent contact avec le Maire Mr Jacques LEBON ; ISSOU est libéré.

Lundi 28 : Les américains installent une batterie d’artillerie dans le haut parc du château d’ Issou afin de procéder au bombardement de la Chartre, de Oinville et de Brueil en Vexin.

Mardi 29 : Ce sont plus de 22000 projectiles qui ont été tirés sur ces communes.

Mercredi 30 : l’armée américaine a effectué le ramassage des corps des soldats allemands tués lors des affrontements des derniers jours. Ce sont plus de 150 corps qui sont entassés à la porte rouge, dans le haut parc du château d’ Issou. Pendant cette période, dans le ciel, il ne faut pas oublier l’activité aérienne. De terribles combats se sont déroulés entre Meulan et Limay: 18 appareils allemands et 15 américains ont été abattus. ( Le 30 juin 1944, vers 15 heure 30, un combat aérien a eu lieu au-dessus d’Issou. Le pilote américain le lieutenant Franck Glover pilotait un P-47 Thunderbolt chasseur bombardier monoplace de la 9 ème Aire Force du 362 me  Fighter Goup, 378 éme Fighter  Squadron.  Il est tombé dans la plaine, au bois de la justice, à la limite d’Issou et de Gargenville. Le pilote a été inhumé au cimetière de Gargenville lors de funérailles grandioses. Une stèle a été érigée en sa mémoire.)

Les opérations militaires allemandes, de cette période, avaient pour objectifs :

1) de rejeter les armées américaines au sud de la Seine.

2) de maintenir la pression armée sur la tête de pont américaine à Mantes, afin de permettre aux dernières troupes allemandes, rescapées des combats de Normandie, de se replier en franchissant la Seine dans la région de Rouen. Il est à noter qu’entre Vétheuil et Gargenville, on a dénombré prés de 2000 morts pour l’armée allemande et 200 pour l’armée américaine, qui a rapatrié la plupart de ses corps aux USA.

A la libération, 3 soldats allemands sont restés cachés chez des habitants dans le village, ensuite dans la cave de la mairie. Le 20 août 1944, les résistants de Limay, dirigés par M Robert TESTAUD, sont venus les chercher afin de les livrer aux troupes américaines basées à Mantes-la-jolie. Quelques temps après, quand les langues ont commencé à se délier, on a découvert  la présence d’un agent qui correspondait par radio avec les anglais. Celui-ci, toujours très discret, était hébergé chez un habitant du village. Tous les jours, il partait travailler chez PELABON, fabriquant d’avions aux Mureaux (la mise au point des chars radiocommandés GOLIATH, qui était réalisée dans le haut parc, intéressait les alliés ).

Après cette  longue période, la vie du village a repris son cours. Sur le monument aux morts situé place Famy, on dénombre 4 noms de personnes mortes pendant ces années difficiles pour tous.

L’église:


Les premières fondations d’un édifice datant du 8 ème siècle ont été retrouvées à l’emplacement de l’église actuelle. Cette ancienne construction aurait été détruite en 1223 ou 1225. Ce qui est certain, c’est qu’en 1481, sous le règne de Charles VIII, M. Tassin de Dampont, nouveau seigneur d’ Issou, donna à la fabrique (: organisme qui gérait les églises du diocèse )  le terrain sur lequel l’église fut construite. ( d’ après le registre de la paroisse, écrit par M Esnot, curé de la commune d’Issou en 1853, sous le règne de Napoléon III. On apprend qu’avant la nouvelle circonscription des diocèses de France, Issou faisait partie de l’archevêché de Rouen et dépendait du grand vicariat de Pontoise). De tout temps, c’est St Martin qui fut le patron de la paroisse. Malgré toutes les recherches réalisées par M Esnot, on n’a jamais pu savoir par qui, ni à quelle époque, a été construite l’église. Dans le plus ancien registre de la paroisse, datant de 1041, on relate la construction d’une chapelle. Le clocher serait du 12ème ou du 13 ème siècle. Le reste du bâtiment aurait quant à lui été restauré en 1614, sous le règne de Louis XIII.

Ce qui est incontestable, c’est qu’elle existait dans les premières années du 17 éme siècle puisque, sur la fenêtre du clocher qui fait face au nord Ouest, M Esnot avait pu lire la date 1608 (1608, règne d’Henri IV).  A l’intérieur de l’édifice, sur les murs, on découvre douze croix rouges, probablement très anciennes, qui sont le signe de la consécration de l’ église. Celle d’ Issou aurait donc, au temps des Dampont, été consacrée suivant la coutume de l’époque.


De 1779 à 1791, sous le règne de Louis XVI, des travaux et aménagements ont été réalisés : construction d’armoires dans la sacristie, réfection de la toiture, mise en place de bancs, pose de carrelage, etc.

Selon la coutume du temps, les seigneurs et les curés étaient  inhumés dans la crypte des églises. Dans notre église, ce sont 44 personnes, de tous rangs – maître d’école, cuisinier, curés, seigneurs, garde chasse, concierge du château, enfants ( même des personnes qui n’étaient pas de la commune ) etc – qui ont pris place pendant 134 ans, de 1656 à 1790, dans la crypte. La crypte, qui avait pour seul accès un escalier abrupt de plus de 20 marches larges d’environ 1m 50, fut violée à la révolution. Elle est fermée depuis 1976.

Aujourd’hui il ne reste que trois vitraux de l’époque (règne de Napoléon III . Ils sont situés sur le coté sud de l’église. Le premier, sur fond blanc, porte la date de 1854. Le deuxième et le troisième, représentent un écusson sur verre. On y lit la date de 1618. M Esnot les décrit de la façon suivante : « celui de droite porte : ni partie, à deatre, d’argent, au griffon (lion à bec et serres d’aigle) rampant de sable en chef, à la pale de même, à senestre, d’argent, aux deux merlettes d’or en chef et en pointe, à la pale de même. Celui de gauche, à la pale de sable, au griffon rampant de même en chef. Toujours d’après M Esnot, le deuxième contiendrait les armes de M René de Dampont, unies à celles de Dame Anne Harlay, sa femme. Le troisième appartiendrait à frère Maximilien de Dampont chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem, fils des précédents.


Le presbytère:

Vers 1830, sous le règne de Charles X,  Mr BROCHANT donna à la fabrique un terrain situé derrière le chœur de l’église, pour construire le presbytère. Sur la porte d’entrée du bâtiment, on voyait trois fleurs de lys qui annonçaient que le curé était de sang royal. Avant la grande révolution, il semblerait que le presbytère était déjà situé à la droite du chemin qui monte du village à Guitrancourt, face au chemin qui conduisait à la grille du château. ( actuellement le bâtiment est une propriété privée. )

L’ancienne Chapelle St Pierre:

Elle fut construite de 1594 à 1641, sous les règnes de Henri IV et sous celui de Louis XIII. Elle fut construite aux frais et dépens de Mr Nicolas Godde, curé d’Issou, et de Mr Nicolas Moreau, vigneron. Elle était implantée en bordure de l’actuelle route départementale n°190, au carrefour des rues de la faraude et de la gare ; coté sud. Elle était dédiée aux apôtres St Pierre et St Paul. De sa porte, qui était tournée à l’ouest, on pouvait découvrir, placé au-dessus de l’autel, un tableau représentant un pèlerin. Tous les ans, au 1er août, on y célébrait la sainte messe, à l’attention de ses fondateurs. Un tronc, placé dans la porte, recevait les offrandes des passants. ( le tronc fut très souvent volé. Les enfants introduisaient dans le tronc, un fin morceau de bois gluant, pour de faire remonter les offrandes).  Le 18 prairial de l’an II, Mr. Jean Le Doux l’acheta et la fit démolir (le 18 prairial de l’an II du calendrier révolutionnaire équivaut au 18 ème jour « pavot » du 9 ème mois de ce calendrier, soit le 6 juin 1794 du calendrier républicain. On est à quelques mois du directoire).

En 1975, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’entreprise qui venait de terminer les réparations sur le clocher de l’église reposa la girouette (un super coq avec ses points cardinaux). Or, quelques jours plus tard, après que l’échafaudage eut été démonté et évacué du chantier, on s’aperçut que l’employé chargé de cette opération devait être distrait, car les points cardinaux avaient été posés à l’envers. Malheureusement plus accessibles, ils sont toujours dans cette position actuellement. ( l’ est est à l’ ouest)

En 1978, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, et dans les années qui suivirent, des Issoussois(es) bénévoles se sont investis dans la remise en état de l’intérieur de leur église. La réfection du chauffage, des murs, de l’électricité, le réaménagement de l’autel, la fabrication du mobilier actuel et la mise en place, après rénovation, du Christ sur la croix. (qui avait été trouvé dans le haut parc dans un piteux état.) Il est à noter que lors de cette remise en état, un message a été caché à l’arrière de la croix, en partie haute.

En 1986, sous la présidence de François Mitterrand, les habitants de la commune voient sortir de terre les premères constructions de Zone Aménagement Concerté DE MONTALET.

Depuis l’année 2001, sous la présidence de Jacques Chirac, on constate que  la religion catholique (qui manque de prêtres), laisse dire les services, messes d’enterrements,  par des laïques ; femmes et hommes formés et missionnés par le diocèse.

le 11 mars 2001, la première femme maire est élue à la mairie. Il est à signaler que depuis 1771, une vingtaine de personnes a été désignée ou élue maire de la commune et que depuis 1356, une soixantaine de personnes ont gouverné la France.

En 2009, sous la présidence de Nicolas  Sarkozy, Issou comptait 4519 âmes.  Les habitants du quartier dit  de la ZAC DE MONTALET sont maintenant complètement intégrés dans la vie associative. Issou est une petite ville où malgré tout, il fait toujours bon vivre.

Ces bribes d’histoire, vous ont peut être fait découvrir le riche passé de notre commune. Un livre très détaillé, « La mémoire d’un village » écrit par Mr J. Sagnol, est en vente auprès de l’association du château. Sa lecture devrait compléter votre recherche d’informations. Merci aux Issousois qui  m’ont racontés leur passé.

Bonne lecture                                         André Petit 17.02.2012

Ce document à étè réalisé, d’après : Le registre de la paroisse  de Mr ESNOT  curé d’ Issou en 1640 – l’histoire de la seigneurie d’Issou de Mr DECORDE  – ISSOU (Seine et Oise ) du 25.07.1899 de Mr SIMON  instituteur  – le travail  de Mr RENOULT  auteur d’ouvrages sur la guerre  39/45 dans la région ISSOU et du livre La mémoire d’un village écrit en1992 par Mr SAGNIOL, – (photos réalisées par A. PETIT ,certaines rephotografiées et recadrées).

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41 commentaires pour Issou notre histoire

  1. bonsoir, quelques petites erreur ce sont glissées dans votre blog, la chambre de Mr n’était pas tapissée de papier peint a motif d’oiseaux, mais une tapisserie identique à celle de la salle du billard, avec galon de fleur de lys blanc, nullement de moquette ni de coffre-fort, vous devez sans nul doute confondre avec la salle du coffre à l’ouest du château dans la tourelle près de la bibliothèque 4 pièces en enfilades: bibliothèque, salle du coffre et chambres des célibataires X2 totalement identiques, le fauteuil dont vous parlez était face au bureau, à côté d’un Dagobert, ce fauteuil exécuté en chine, la chambre de Mme Chaperon n’était pas tendue de soie blanche et bleu mais uniquement de soie blanche avec des motifs ressemblant à des flocons de neige, le mobilier venait bel et bien de la Malmaison, elle possédait aussi l’armoire à pharmacie de la reine Hortense, une poupée de Marie Antoinette, de nombreuses erreurs sont commises sur le livre de Mr Sagnol, comme le fait que le château ait été offert en cadeau de noce que ce soit Mr Chaperon qui ait fait creuser le bassin sur le parvis etc. … tout ceci a été raconté par Mme Chaperon elle-même à Mr Legrand qui hélas n’a pas su à cette époque que Marie Chaperon était une dissimulatrice malicieuse elle détestait raconter son histoire, saviez-vous qu’elle était fille d’un avocat ?! non pas fille d’un brocarder, elle était issue d’une grande famille de l’Allier si vous étés interessé par l’histoire du château je vous conseille mon blog sur le sujet :
    http://histoire-chateau-issou.over-blog.com
    n’esitez pas a me laisser un commentaire également ou même de prendre contact avec moi mes archives personnelles sont en votre entiere disposition

  2. caroline dit :

    Bravo pour ce site très riche !

  3. NETTELER dit :

    très interressant
    merci

  4. BORDIER M dit :

    très bien interressant bien illustré

  5. je vous felicite pour votre article sur Issou, si tout le monde faisait cela pour leur village ou ville comme cela serait interessant, moi j’ai adoré vous lire,

  6. Virginie dit :

    Bonjour, je suis à la recherche d’informations , photos etc au sujet de l’ancienne ferme d’issou sur la nationale ,j’y suis propriétaire et souhaite savoir à quoi elle ressemblait avant réhabilitation . Merci par avance

  7. Virginie dit :

    Bonjour ,il s,agit de la ferme thouroux d’après les papiers du notaire , elle se trouve en face de la rue de l’abrevoir de l.autre cotė de la d190

    • A.PETIT dit :

      bonjour.Ancien relais de poste sur la route royale,puis ferme familiale . La derniere exploitante la famille Mansart/ Thourout, (avec des drames ++++) .Acquise par un entrepreneur de maçonnerie ( qui a eu des problèmes……) Achetée par une holding qui l’aménage en appartements (il semblerait que cette holding aurait en son temps, perdu certaines de ses filiales, à confirmer….!).

  8. Virginie dit :

    Toujours d’après les docs du notaires elle serait construite sur 2 caves , mais à ce jour une seule est connue et pas de plans des caves dans le dossier .

  9. Virginie dit :

    Merci de me transmettre la photo à : ninie.dell@gmail.com

  10. Triskelle dit :

    Bjr es ce que quelqun a des infos sur la rue du carrefour son histoire par exemple par avance merci

  11. Dominique Lust-Le Hent dit :

    BONJOUR, je suis née dans la rue du carrefour. Dans cette rue à la maison de mes parents s’appelait « L’igloo » car en 1952 l’hiver très rude, par les 2 fenêtres de la cuisine en bas nous ne voyions plus le ciel, nous étions dans un igloo…Dans cette même rue vivait l’ancien cantonnier, Mr Letellier qui conduisait le train des cimenterie, Mme Barbier institutrice en retraite. Mme COIN une alsacienne qui faisait pousser des légumes, elle avait des fruits pommes, poires, prunes, fraises…et des fleurs. C’était chez elle que les enfants du village venaient pour la fête des mères acheter un petit bouquet de fleurs pas chère 100frs soit 1 nouveau franc de l’époque….cela jusqu’en 1969. Ce quartier c’était le bonheur, la preuve nous sommes toujours en contact avec nos camarades..nous avons joué aux billes, la corde à sauté, au cow boy et les bêtises de gosses il y en a eu. J’espère que ce quartier connait encore de l’animation.

  12. triskelle dit :

    j’ai oublier de rajouter un petit détail j’ai retrouver dans ma cave voûtée une date avec des initiale graver dans la pierre ( 1740 ) la croie de lorraine et les initiales sont passée avec le temps

  13. Dominique Lust-Le Hent dit :

    L’igloo se trouvait dans la rue du carrefour. c’est la maison à droite en descendant. il y a une grand cours devant, ils ont cassé le ravalement. L’igloo je l’explique, il y avait beaucoup de neige cet hiver là. on ne voyait plus le ciel par les fenêtres de la cuisine qui donnent dans le jardin à l’arrière de la maison. Il y a un dénivelé par rapport à la façade principale.

    Autre chose, à l’entrée de cette rue la première maison sur la gauche, qui fait l’angle avec la rue de l’église, il y avait une petite trouée qui a été rebouchée…c’était une source…je me souviens de Lulu adossé à cette maison.

    Saviez-vous que dans une des fermes de la rue du soleil Levant, il y avait des caves à vin importantes, où les habitants Issoussois s’abritaient pendant la guère…Elles existent toujours, mais dans qu’elles états…

    • amartinezdb2 dit :

      Oui en effet ce quartier était fort sympathique, la source dont vous parlez partait de sous le mur du parc et allait « mourir » sous la maison en traversant la rue de l’église… Oui les caves à vin étaient fort nombreuses n’oublions pas que la rue s’appelait rue des pressoirs avant et les 5 pressoirs étaient dans la ferme sous le pont ils étaient en chêne et énormes

  14. Dominique Lust-Le Hent dit :

    Non ! la ferme dont je vous parle se trouvait rue du soleil levant et les caves allaient sous le grand près à l’époque elles rejoignaient pratiquement à la limite de la rue de la fourche. Certaines maisons sont construites aujourd’hui sur ses caves. Le dernier propriétaire connu est Monsieur Yard Jacques, avant c’était Mr BARBETTE, il avait un cheval noir et il lui donnait du vin…quelques fois le cheval avait des crises et il s’enfuyait au galop en affolant le village.

  15. henrie dit :

    Salut André, superbe ton site !!!

  16. Luigia dit :

    Bonjour que de belle histoire que vous nous racontez merci je suis nouvelle dans cette ville mais j’aimerai savoir l’histoire de la rue des lavandières merci

  17. Jean-Pierre B dit :

    Bravo André. Coucou Dominique, j’ai joué avec Miki dans l’igloo. Merveilleux souvenirs.

  18. laurence mandet dit :

    quelqu’un aurait-il des infos ou des photos sur la maison en pierre en face de lidl; l’ancien propriétaire m’a dit qu’il y avait là une forge. et est-ce que sur la photo N°5 c’est bien cette maison entourée d’un grand mur de clôture, la 1ère à droite devant le champ? de quand peut dater cette photo? merci à tous

  19. Arielle dit :

    Bonsoir ça y est j ai lu le site très intéressant

  20. ISABELLE GARNIER dit :

    Bonjour,
    Merci de nous faire partager toutes ces informations dans un très beau site. Bravo!

    Je me tourne vers vous pour savoir si vous auriez des informations sur la rue du parc? Merci!

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